Mondelange navigue en père peinard en division d'honneur régional, avec Frédéric Boni dans le rôle du capitaine de frégate.
Pendant de longues semaines, il a traîné son spleen, seul face à ses ennuis physiques. Blessé, Frédéric Boni a assisté, impuissant, au parcours chaotique de Mondelange du haut des tribunes. Jusqu'en janvier dernier. Depuis, le capitaine a retrouvé sa place sur le flanc gauche de la défense mondelangeoise. Depuis, son équipe ne perd plus (Mondelange reste sur une série de matches sans défaite: cinq succès et un nul).« C'est l'état d'esprit qui a changé, assure Frédéric Boni. Notre réaction à Fameck le prouve. Nous sommes menés 2-0, mais personne n'a lâché. » Au final, la bande à Boni est parvenue à décrocher un point quasi inespéré dans le temps additionnel. « Nous sommes une véritable équipe de copains », explique le capitaine. Leur recette? « Une grosse solidarité, de petits coups de pouce qui nous ont fait défaut en début de saison et surtout beaucoup de sérieux sur le terrain. Voilà ce qui nous permet d'être là où nous en sommes. » Au pied du podium du groupe A de Division d'honneur régional. Mondelange navigue en père peinard. « Notre objectif en début de saison était le maintien. Avec 29 points, nous sommes dans les temps, voire même en avance si l'on se réfère à l'an passé (Mondelange a bouclé l'exercice 2005-06 à la cinquième place avec 32 points). » De là à jouer la montée ? « Non, nous n'en parlons pas, coupe Boni. Il faut être réaliste : notre effectif est trop pléthorique et nous jouons surtout pour notre plaisir. Chez nous, il n'est pas question de primes de matches. On prend les rencontres les unes après les autres. »
Avec gourmandise. Demain, n'en déplaise aux jeteurs de sort, Mondelange ira défier Boulay, l'un des sérieux prétendants à l'accession en DH. Sans pression. « Nous ne sommes pas favoris. Mondelange n'a donc rien à perdre, même si nous sommes handicapés par de nombreuses absences. On fera, comme d'habitude: avec les moyens du bord. Mais Boulay est un peu dans le doute après sa défaite à domicile face à Marienau (1-3). Nous avons donc un bon coup à jouer. »
A l'image de leur capitaine, au club depuis 2004, les Mondelangeois n'ont donc pas l'intention de virer de bord. Ils veulent tenir le coup. Sans pression. Pour le plaisir du jeu. Ensemble. A Mondelange, ce sont les copains d'abord.