Les Mondelangeois, qui accueillent, dimanche, l'armada amnévilloise pour le compte du cinquième tour de la Coupe de France, rêvent d'exploit. Frédéric Boni en tête.
13 décembre 2004. Une (belle) histoire se termine. Mondelange quitte la Coupe de France au huitième tour après avoir vaillamment lutté face à Bourg-Peronnas, qui évoluait alors en National. «On s'incline 4-0, se souvient Frédéric Boni, mais nous avions tout donné.» Les Mondelangeois avaient, en effet, organisé la résistance, atteignant même la mi-temps sur le score de 0-0. «Malgré la défaite, cela reste incontestablement mon meilleur souvenir de footballeur.»
Dernier rescapé de cette «magnifique épopée» avec Stéphane Seners, Frédéric Boni n'a pas manqué de narrer cet exploit à la jeune génération mondelangeoise. Une tradition orale que le défenseur aimerait coucher, une nouvelle fois, sur le papier. Pour réécrire l'histoire. «Réussir un coup en Coupe reste un objectif en soi, mais n'oublions pas que notre priorité doit rester le championnat.» Relégué en PH à l'issue de la saison 2007-2008, Mondelange tarde, en effet, à rebondir. «La descente est digérée, assure Frédéric Boni. Quant à notre entame délicate en championnat (un nul pour trois défaites), elle s'explique, en partie, par une préparation tronquée en raison de la réfection de notre terrain.»
«Relancer la machine»
Par un manque de réussite et d'efficacité devant le but aussi. «Mais je ne suis pas inquiet, coupe le Mosellan. Exception faite de Villerupt (défaite à domicile 3-2), aucune équipe nous a vraiment mis en difficulté dans le jeu.» Dimanche, il risque toutefois d'en être autrement. Car c'est Amnéville (CFA 2) qui s'invite sur la pelouse flambant neuve du stade Émile-Frohberg. «Peut-être que les Amnévillois s'attendant à disputer une rencontre facile. Je peux vous assurer que cela ne sera pas le cas. Pour nous, ce cinquième tour de la Coupe de France est une formidable opportunité de faire parler de nous et de relancer la machine en championnat.» Mondelange aurait donc les moyens de bousculer la hiérarchie? C'est l'éternelle histoire de David contre Goliath. «On en est pas là, mais regardez le parcours de Carquefou la saison dernière.» Effectivement, aucun autre sport collectif ne possède en lui les ressorts d'une pareille résistance aux pronostics et préjugés de toutes sortes. C'est une manie chez lui d'offrir une chance aux présumés plus faibles. Mondelange en sait quelque chose. Frédéric Boni aussi, lui qui a décidé de poursuivre l'aventure dans «son» club malgré la relégation en PH. Avec une farouche envie de réécrire l'histoire.